Hemingway Summer Tour, le retour

Et voilà : 3000 km dans 4 pays, 3 semaines et demi sur les routes… Bien sûr on prendra le temps de vous raconter dans d’innombrables posts tous les détails de nos aventures, mais on avait envie de faire un petit « Top 10 » à chaud avec quelques photos.

  1. Ernest

 

20170730_133556
Au musée de Kobarid, Slovénie

 

Choisir de suivre un livre comme programme de voyage, c’est s’abandonner complètement et se laisser guider. « L’Adieu aux armes » nous a fait découvrir tellement d’endroits où on ne serait jamais allées autrement ! Mais Ernest est un guide facétieux et si beaucoup de ces endroits étaient superbes, d’autres étaient franchement étranges, étonnants, voire pourris.

  1. Des contrastes

 

P1170333

P1170530
De zéro à 2000m d’altitude !

 

C’est vraiment ce qui a marqué ce voyage. Tous les deux jours en gros, on arrivait dans un endroit très différent du précédent, que ce soit en termes de paysage, d’ambiance, de température, d’altitude. Entre le camping sauvage en Slovénie et la très élégante Trévise, entre l’horrible station balnéaire de Monfalcone (le fluo n’est pas mort) et les alpages de Chandolin en Suisse, rien à voir !

  1. Des rencontres

 

20170807_104222
Avec Stefania au cimetière britannique de Giavera (Italie)

 

Passer deux jours chez nos amis Sara et Emanuele à Brescia, boire des pintes avec nos voisins de camping Kali et Loïc, tout apprendre le front du Piave avec Stefania, dont on avait fait la connaissance aux rencontres du web 14-18 au printemps, être accueillies chaleureusement en Slovénie chez Patrick, rencontré par la magie de l’Internet… autant de moments qui ont enrichi notre voyage (et permis de nous laver, nous sustenter, bien rigoler, laver nos fringues et même dormir dans un lit !).

  1. Des fleuves et des lacs

 

P1170187

P1170421
La sauvage Soca (Slovénie) et le superbe lac Majeur (Italie)

 

Hemingway, pêcheur émérite, a eu le bon goût de situer son roman au bord de fleuves et de lacs vraiment pas mal. Il faut dire que l’histoire du front italien de la Première Guerre est une histoire de fleuves, contrairement à chez nous où c’est plutôt une question de crêtes. On a longé la Soča, qui devient l’Isonzo en Italie, le Piave, le lac Majeur et le lac Léman. C’était beau.

  1. Noble destrier

 

20170731_160213

 

Il faut lui rendre hommage. Même si j’ai une forte tendance à conduire comme une brute et à le pousser un peu trop, notre van a résisté à des conditions extrêmes : chaleur de plus de 35°C, dénivelés plus vraiment de son âge, conduite à l’italienne… Big up, Ernie (c’est son nouveau petit nom). On a quand même eu une ou deux petites frayeurs qu’on vous racontera en temps voulu, comme la Terrible Descente du Kolovrat. Ça c’est du teasing, non ?

  1. Fidèle compagnon

 

P1170568
Le bon chien. Je fais mon coming-out de casquette par la même occasion.

 

Elle aussi a résisté aux conditions extrêmes et s’est laissé trimballer sans jamais râler, j’ai nommé Ruby bien sûr. Gentille, patiente, heureuse d’être là, réconfortante : big up, Ruby.

  1. Cimetières, tranchées et monuments

 

20170802_140546
Cimetière austro-hongrois près de Tolmin (Slovénie)

 

On en a visité un paquet, comme il se doit. Le long de la Soča et sur les hautes montagnes alentour, on a vu quelques-unes des traces de ce front entre Italie et Autriche-Hongrie où les hommes vivaient en montagne dans des conditions terribles. On a traversé la plaine que traverse le héros de « L’Adieu aux armes » lors de la retraite de Caporetto, cent ans après. On a longé le Piave, où le front s’est stabilisé ensuite et où Hemingway a servi comme ambulancier. Encore et toujours des lieux marquants, qui dessinent l’histoire dure de cette région frontalière.

  1. Des régions

 

20170728_110914
Le lion ailé, symbole de Venise, règne sur la Vénétie et le Frioul. Ici à Udine.

 

Plus que des pays, on a eu le sentiment de traverser des régions aux identités fortes : la Vénétie, le Frioul, les grands lacs italiens ; la Posočje slovène, ou vallée de la Soča ; le Valais suisse et le canton de Vaud. Des régions que le van et la thématique de notre voyage nous ont permis de voir hors des sentiers battus et sans trop de monde, même en plein été.

  1. Des parkings et des banlieues

 

P1170310
Le très beau parking de Gorizia.

 

Ça c’est parfois le lot des voyages en van : dormir dans des parkings à l’écart de la ville, parce que c’est pratique, ça dépanne et qu’on n’a rien trouvé d’autre. On garde un souvenir mémorable d’un grand parking en périphérie d’Udine pas loin de l’hôpital dont on entendait l’hélicoptère décoller et atterrir de très près. Idem pour Vérone, dont on n’aura pas vu le centre mais un parking au fin fond d’une zone résidentielle pas loin d’une voie rapide. A côté de Montreux, on a dormi sur un parking entre la route et le lac. Etc etc. Et oui, la #vanlife c’est ça aussi !

  1. De l’amour !

 

P1170431

 

Vous savez, ce truc qui fait que vous n’avez pas envie d’étrangler la personne avec qui vous venez de passer presque un mois dans un espace riquiqui, mais au contraire de repartir dès que possible, plus loin et plus longtemps…

Bonus: la carte de nos étapes.

8 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. audreyfavre dit :

    Superbe entrée en matière ! J’ai hâte de lire vos récits d’horreur sur la Terrible Descente, venant moi-même de survivre à une Descente Infernale à Terre-Neuve (descente qui va se transformer en Lente Montée de l’Angoisse au retour… ‘connaissent pas les virages dans ce pays…). Et puis le monde a sûrement besoin de plus de road-trips sur le thème d’Hemingway (palme du road-trip original 2017 !).

    Aimé par 1 personne

  2. Merci Audrey! LE FREIN MOTEUR dans la descente!! Courage pour la montée 😉

    J'aime

    1. audreyfavre dit :

      Mais tu sais que je ne SAVAIS PAS que j’avais un frein moteur ! Au motif que le vanounet est une antiquité avec un boîtier automatique d’allure extraterrestre, je n’avais même pas cherché à savoir s’il avait autre chose que la toute puissante Vitesse Unique (Overdrive). Et bien oui, et pouvoir passer la première m’a changé la vie (en tout cas, le trajet du retour). Finalement, la montée s’est bien passée. La seule difficulté, c’était la cohorte de conducteurs grincheux coincés à 40 km/h derrière nous 😀

      J'aime

      1. Donc ça existe les vans avec une boite automatique! On se posait la question, car Hélène est en train d’apprendre à conduire mais galère un peu avec les vitesses. Le nôtre a une vieille boite manuelle qui demande doigté et délicatesse… On va ouvrir un forum de mécanique bientôt, non ???

        J'aime

  3. Reuze Marie-Annick dit :

    Une entree en matiere qui donne l eau a la bouche pour lire la suite . Tres belles photos . A tres bientot de vous lire les filled bisous

    J'aime

    1. Merci Marie-Annick! Gros bisous!

      J'aime

  4. Sabrina dit :

    Vous faites durer le suspense et le plaisir par la même occasion. Rien que ce hors-d’œuvre nous régale. À très vite pour la suite.
    😘

    J'aime

    1. Merci Sabrina! A très vite 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s