Land of Memory : quatre pays, une histoire

Début décembre, j’ai eu la chance d’être invitée à un éductour sur le passionnant projet Land of Memory, qui réunit des sites historiques de quatre pays : la France, la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne. Dans un froid plutôt glacial, un petit groupe composé de Meusien.nes, de Wallon.es et d’une Parisienne (coucou) a parcouru des lieux de mémoire des deux guerres mondiales dans trois pays afin de découvrir de nouvelles approches du tourisme de mémoire. Les pieds souvent glacés et l’estomac souvent repu, nous avons écouté des guides passionné.es nous raconter ces lieux qui dessinent une histoire commune, à travers les frontières.

C’était nouveau pour moi de participer à un éductour, car ce genre de voyage est habituellement proposé aux professionnel.les du tourisme, mais cela m’a permis justement d’échanger avec elles et eux sur leurs territoires. Les discussions ont autant fait partie du voyage que les visites, ce qui m’a beaucoup plu, évidemment.

Au Schumannseck, côté Luxembourg

Land of Memory, côté français : retour dans la Meuse

Ah, la Meuse… tant de souvenirs de ce roadtrip mémoriel fait en 2016, année du centenaire de la bataille de Verdun, avec notre vieux van et notre vieux chien. Nous avions aimé son côté sauvage, ses forêts préservées, son patrimoine artistique, et nous avions été très émues par ses sites historiques. C’est donc avec plaisir que je débarque à Verdun un matin de décembre pour rejoindre le groupe à la Citadelle.

La Citadelle de Verdun est un site que je ne connaissais pas et qui a fait peau neuve récemment. Aussitôt arrivée, j’embarque à bord d’un petit wagonnet et chausse un casque de réalité virtuelle. Nous sommes là pour tester les nouveautés, et je m’y prête de bon cœur. L’usage des technologies de type VR ou applications dédiées a suscité beaucoup de discussions au sein du groupe, chacun.e ayant sa propre sensibilité. Pour ma part, je pense qu’une technologie reste une technologie et que tout dépend de l’usage qu’on en fait. Ce sont évidemment des outils de médiation intéressants pour les lieux historiques en général. Personnellement, je n’y suis pas du tout hostile, mais je préfère quand elles sont utilisées en complément d’une médiation humaine.

Le parcours en wagonnet dans la Citadelle de Verdun dure 35 minutes, pendant lesquelles on suit le parcours de quatre soldats de la Première Guerre mondiale qui arrivent dans ce lieu situé à l’arrière du front. Nous découvrons leur vie quotidienne, à hauteur d’hommes, tout cela illustré par des saynettes en réalité virtuelle. J’ai trouvé que c’était bien fait et pédagogique, assez sobre finalement. Un parcours à pied complète la visite. C’est une bonne entrée en matière avant d’aller à la nécropole de Douaumont, par exemple.

La visite de la Citadelle de Verdun coûte 15 euros pour un adulte (12 euros si vous passez une nuit à Verdun). Pensez à vous couvrir, même en été, car il fait 8 degrés à l’intérieur.

Le programme de l’éductour alterne entre des sites institutionnels renommés et des sites plus confidentiels. Si vous envisagez de faire un circuit de mémoire, c’est ce que je vous conseille. Choisissez un ou deux grands musées, puis allez découvrir les sites qui se cachent dans la nature, car les deux sont très complémentaires.

Notre deuxième étape se trouve ainsi en pleine forêt meusienne, sur la commune de Loison. Il s’agit du camp Marguerre, un camp qui a été édifié en 1915 du côté allemand et qui a servi de lieu d’expérimentation sur l’utilisation du béton. C’est intéressant à plusieurs égards, tout d’abord parce que les lieux liés aux troupes allemandes ont été très longtemps délaissés. La mémoire de l’ennemi, en effet, représente un genre de tabou. Mais les perceptions changent, et les visiteur.ses ont un intérêt croissant pour comprendre le vécu des soldats des deux camps.

Ensuite, ces constructions de béton sont plus pérennes que la plupart des constructions qui étaient utilisées à l’époque. Même si elles ne sont pas toutes en bon état, certaines ayant été envahies par la nature environnante, elles permettent de se faire une idée de la vie quotidienne dans cette sorte de mini-village en plein milieu de la forêt.

Nous avions dans le groupe deux guides qui connaissent très bien le camp Marguerre, mais si vous n’avez pas cette chance, pas de panique : l’office de tourisme des Portes de Verdun a développé une appli Explor Games pour découvrir ce site et trois autres de la région de manière ludique. Le pitch est plutôt sympa, c’est un jeu qui se fait en groupe de 2 à 5 joueur.ses, avec des balises à trouver. Vous incarnez un groupe de journalistes infiltrés du côté allemand et vous devez bien sûr espionner l’ennemi. Le jeu dure environ 1h30. Pensez à bien télécharger l’appli et les modules avant votre arrivée sur le site, car il n’y a pas de wifi sur place ! Vous pouvez aussi louer une tablette pour 10 € à l’office du tourisme.

Quand je suis en voyage, j’ai parfois la flemme de télécharger les applis des sites que je visite. Pourtant, j’ai réalisé pendant cet éductour que ce type d’appli propose des contenus gratuits de qualité qui sont accessibles et ludiques. On n’a pas toujours les moyens de faire une visite guidée, et ces dispositifs sont donc vraiment intéressants de ce point de vue.

Avec ou sans appli, le camp Marguerre est en tout cas un site qui m’a plu, et que je reviendrais bien photographier un de ces jours, avec ses bâtiments perdus en pleine nature. Il est accessible toute l’année gratuitement.

Où manger dans la Meuse ?

Avant de quitter la Meuse, nous faisons une halte généreuse au restaurant La Marmite à Rouvrois-sur-Othain. Une adresse rustique comme on aime, qui ne paie pas de mine de l’extérieur, mais où ça ne rigole pas dans l’assiette.

Un menu très terroir nous accueille : pâté en croûte, choucroute et crème brûlée. Tout est excellent, fait maison, et l’accueil et le service sont efficaces.

La carte change régulièrement, et se concentre sur les produits locaux et de saison. Ce n’est pas forcément très veggie, mais je pense que vous n’aurez pas de mal à avoir une omelette ou des tagliatelles aux cèpes en demandant gentiment…

Land of Memory, côté wallon

Le trajet en bus jusqu’à notre prochaine étape est bienvenu après ce bon repas ! Notre dernière étape de la journée se trouve dans la Gaume, la région la plus méridionale de Belgique. Nous nous arrêtons à Rossignol pour découvrir le centre mémoriel consacré à la bataille des Frontières.

Un petit rappel historique : on se souvient que c’est la violation de la neutralité de la Belgique par l’Allemagne qui a déclenché l’intervention des armées françaises et britanniques en août 1914. En ces premières semaines de guerre, des combats violents ont lieu sur le territoire belge entre troupes françaises et allemandes. Dans la campagne vallonnée de la Gaume, on trouve ainsi de nombreux cimetières militaires qui nous rappellent ces affrontements. Le centre mémoriel de Rossignol revient sur les origines du conflit et sur les combats d’août 1914, qui ont été marqués par des exécutions terribles des populations civiles belges par l’armée allemande. Une vidéo immersive relate ces événements.

Le centre mémoriel de Rossignol offre une approche synthétique et claire qui aide le visiteur à comprendre une période complexe, sans pour autant le surcharger d’informations. En plus, il est gratuit, et la scénographie est bien faite. On apprécie également que le bâtiment ait été conçu pour avoir une consommation énergétique la plus neutre possible (ce qui implique que vous ne pourrez pas vraiment espérer vous y réchauffer !). Un lieu à retenir avant de randonner dans les sentiers de mémoire des environs, qui conviendra parfaitement à celles et ceux qui n’aiment pas passer trop de temps dans les musées.

Le centre mémoriel de Rossignol est ouvert les week-ends et les mercredis après-midi du 1er mars au 30 novembre. La visite est gratuite.

Le lendemain, nous découvrons deux autres sites du projet Land of Memory en Wallonie, et cette fois ce sont des lieux consacrés plutôt à la Seconde Guerre mondiale. Car l’Ardenne, cette grande région qui forme l’est de la Belgique, n’a pas été épargnée lors des deux conflits mondiaux (c’est pas de chance de se trouver entre la France et l’Allemagne).

A Bastogne, ville qui fut assiégée pendant l’hiver 1944-45, se trouve l’un des plus grands musées consacrés à la Seconde Guerre mondiale : le bien-nommé Bastogne War Museum. Il jouxte le mémorial du Mardasson, édifié en 1950 pour rendre hommage aux soldats américains morts pendant la bataille des Ardennes. Si ce lieu a connu un regain de notoriété ces dernières années, c’est parce qu’un épisode de la série de Spielberg « Band of brothers » s’y déroule. La série a notamment pour décor le Bois Jacques, et c’est là que nous commençons justement notre journée.

Pour accéder au Bois Jacques, il faut prendre un ticket au Bastogne War Museum et télécharger l’application qui vous permettra d’avoir accès à des contenus conçus spécialement. Comme son nom l’indique, le Bois Jacques est un bois, un mémorial en pleine nature qui porte les traces des combats du passé, comme les « foxholes », ces trous creusés à même la terre pour servir d’abris précaires aux soldats américains.

On peut déambuler dans la forêt, tout en bénéficiant d’une expérience en réalité augmentée. Dans ces modules à scanner à plusieurs endroits du site, le youtubeur Nota Bene nous fait revivre le quotidien des soldats qui ont combattu ici. Ces vidéos complètent bien la visite, et apportent du contexte. On pourrait trouver qu’il n’y a pas grand-chose à voir dans le Bois Jacques, mais comme dans beaucoup de lieux de mémoire en pleine nature, c’est surtout l’ambiance qui prime. Et visiter cet endroit par une matinée d’hiver bien froide, ça met dans l’ambiance, je vous assure. Libre à vous de marcher entre les arbres et de simplement tendre l’oreille aux échos du passé.

Du Bastogne War Museum, nous avons vu principalement la nouvelle expérience immersive « Générations 45 ». Ce film projeté dans une salle de cinéma rétro reconstituée pour l’occasion évoque les conséquences de la Seconde Guerre mondiale, de 1945 jusqu’à la chute du Mur de Berlin. J’aime bien cette démarche, car j’ai toujours trouvé bizarre qu’on évoque les périodes de conflits avec des dates si limitées. Comme si, hop, le 8 mai 1945, on passait à autre chose. Comme si les guerres étaient des événements isolés sans causes ni conséquences.

Le film « Générations 45 » retrace une histoire de la deuxième moitié du 20è siècle d’une manière un peu rebattue, mais son originalité est de raconter aussi la vie de deux hommes qui sont liés à l’histoire de Bastogne : celle de Sergio, vétéran américain d’origine italienne ayant épousé une femme des environs de Bastogne, et celle de Karl, vétéran allemand s’étant installé à proximité de Bastogne et ayant consacré une partie de sa vie à l’entretien d’un cimetière militaire allemand. On suit l’histoire de leur vie en parallèle, à travers les vicissitudes de l’après-guerre, et cette partie-là est vraiment passionnante et bien faite. Entre Sergio, qui revient s’installer en Europe dans les années 1960-70 pour que ses enfants ne soient pas appelés à combattre au Vietnam, et Karl, que sa famille incite à ne pas rentrer chez lui dans cette partie de l’Allemagne qui est devenue la RDA, on saisit toute la complexité des parcours humains pris dans la tourmente de l’histoire. Après la projection, on peut voir des effets personnels de Karl et Sergio dans des vitrines.

Nous n’avons pas eu le temps de voir les autres espaces du Bastogne War Museum, qui est immense ! Le parcours du musée mêle objets, films et dispositifs interactifs pour découvrir les enjeux des combats de 1940 et 1944-45 dans la région, en suivant le destin de plusieurs personnages.

Le Bastogne War Museum est assurément un incontournable, particulièrement pour les familles. Par contre, il représente un vrai budget, avec son prix d’entrée à 22 € pour le plein tarif. Notez aussi que le parking est payant (5 € par véhicule). A vous donc de faire votre choix !

Où dormir et manger à Bastogne ?

A Bastogne, nous avons très bien diné et dormi à l’hôtel Melba, un endroit cosy et confortable qui est parfait pour se remettre de ses émotions et pour partager un moment convivial.

Les chambres sont spacieuses, bien isolées et bien équipées (bonne literie, bouilloire, belle salle de bains…).

Et le restaurant Mel’ting pot est une excellente surprise, avec sa décoration et sa carte inspirées du Mexique ! Vous pourrez choisir entre des classiques de brasserie généreux et des menus de tacos (dont un menu végétarien).

Le service et l’accueil étaient excellents.

Le dernier site que nous avons visité en Belgique est le fort de Flémalle, dans la banlieue de Liège. Le fort est aujourd’hui conservé et animé par une association, et c’est donc en compagnie d’un véritable passionné des lieux que nous le découvrons. Il fait déjà nuit quand nous arrivons, et nous sommes accueilli.es par quelques chèvres qui se baladent dans le parking. Nous plongeons ensuite dans le bâtiment de béton, dont la construction remonte aux années 1880 et qui fut utilisé durant les deux guerres mondiales.

Tout le groupe a été conquis par cette visite, qui allie la présence d’un guide et l’utilisation ponctuelle de casques de réalité virtuelle. On découvre différents espaces abandonnés du fort, dans une ambiance proche de l’urbex, où il fait toute l’année une température de 10 degrés et un climat très humide. Notre guide nous explique qu’il a lui-même conçu les séquences de VR dans lesquelles les espaces sont reconstitués tels qu’ils étaient en 1940. Le visiteur peut ainsi les visualiser, en même temps qu’il écoute le récit du guide sur l’histoire du lieu et sa préservation. C’est un très bon équilibre.

En complément de cette visite, vous pourrez aussi voir en extérieur les cratères gigantesques laissés par des bombes de 500 kg, ainsi qu’une collection d’objets militaires belges et américains. Il est possible de se restaurer sur place en réservant à l’avance. La visite avec le « VR’40 experience tour » se fait sur réservation chaque troisième dimanche du mois. J’ai aimé ce lieu de mémoire atypique et son approche authentique.

Land of Memory, côté luxembourgeois

J’avais lancé dans une de mes stories sur Instagram la question : « Qui est déjà allé au Luxembourg ? » Et j’ai été agréablement surprise de constater qu’un certain nombre d’entre vous avait déjà visité ce pays voisin ! C’est bien du snobisme parisien de ma part de considérer le Luxembourg comme une destination insolite et vaguement exotique – d’autant que j’y étais déjà allée il y a longtemps, dans la campagne viticole, et que j’avais trouvé ça super joli.

Depuis Bastogne, le Luxembourg n’est qu’à quelques kilomètres. Nous avons franchi la frontière pour un savoureux déjeuner et surtout pour une visite vraiment émouvante au Schumannseck, un autre lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Car si la Belgique n’a pas eu de chance de se trouver entre la France et l’Allemagne au cours de l’histoire, on peut évidemment en dire autant du Luxembourg. L’intégralité du Grand-Duché fait d’ailleurs partie intégrante de la destination Land of Memory, avec une dizaine de sites sur son territoire.

Le fondateur du parcours du Schumannseck, Franck Rockenbrod, nous attend à l’orée d’un bois où, là encore, les troupes américaines ont combattu les troupes allemandes durant l’hiver 1944-45. Alors qu’il nous présente le site, la neige commence à tomber, à tomber sérieusement. Nous apercevons derrière Franck des silhouettes qui semblent issues du passé. Ça, c’est ce que j’appelle une expérience immersive.

Le sentier dans la forêt a été refait récemment et deux itinéraires sont possibles, l’un de 1,2 km et l’autre de 2,8 km. Au gré du parcours, on croise des reconstitutions d’abris et des panneaux explicatifs dotés de QR codes donnant accès à de nombreux documents d’archives.

Mais le plus marquant, ce sont les silhouettes photographiques grandeur nature qui sont disséminées dans la forêt. On a l’impression de réellement croiser les fantômes de l’histoire, que ce soit cette femme obligée de fuir son village, ces soldats au repos ou en action, et ces cadavres parfois. C’est une mise en scène vraiment humaine, et très documentée. Nous étions les seul.es visiteur.ses ce jour-là, dans cette forêt hantée qui se couvrait de neige, c’était tellement beau et mélancolique à la fois. (Ça veut dire que j’ai adoré, évidemment).

Au cœur du parcours, un espace de recueillement a été prévu pour qu’on puisse se poser et réfléchir à ce que le lieu inspire. Vu la météo, nous ne nous sommes pas attardé.es, mais je trouve que c’est une belle idée. En effet, les sites de mémoire ne laissent jamais indifférent.e, et on a parfois besoin d’un espace comme ça pour digérer les informations qu’on reçoit et les émotions qu’on ressent.

Le site du Schumannseck est ouvert toute l’année et il est complètement gratuit.

Où manger à Wiltz ?

Une très belle adresse de charme où manger (et aussi dormir) non loin du Schumannseck : Aux Tanneries de Wiltz. Dans une superbe salle voûtée, qui est donc une ancienne tannerie, en bord de rivière, on se régale d’une cuisine fine et de saison. Le menu que nous avons eu était entièrement végétarien, ce que j’ai apprécié. La carte propose des spécialités locales saupoudrées d’un accent italien. C’est aussi un bon endroit où goûter les vins de Moselle luxembourgeoise.

Après ces deux jours passionnants et denses, je n’ai plus qu’à reprendre le Thalys à Liège pour rentrer à la maison. J’étais vraiment ravie de participer à cet éductour et de découvrir le projet Land of Memory, qui est porté et financé par le programme Interreg de l’Union européenne. Cette démarche qui mêle le tourisme, la culture et l’éducation me parle beaucoup. Le fait de visiter dans un même voyage des pays différents partageant une histoire commune, comme nous l’avions fait sur les traces de la Première Guerre mondiale en Italie et en Slovénie, donne vraiment une perspective unique, et je vous encourage à le faire !

Le site Land of Memory recense des itinéraires touristiques pour vous aider à choisir vos étapes. Venir ici est aussi l’occasion de découvrir une très belle région naturelle autour du massif de l’Ardenne et de ses forêts. Last but not least, c’est évidemment une région fort accueillante.

Je remercie très chaleureusement Pascale Ghislain, de l’Association touristique du Luxembourg belge, pour l’organisation de ce voyage. Merci aussi à Marie Breton, de Wallonie Belgique tourisme, de nous avoir mis en contact.


12 réflexions sur “Land of Memory : quatre pays, une histoire

    1. Oui, c’était émouvant, surtout les lieux dans la forêt… et je dois dire que la neige a aussi ajouté une couche d’émotion supplémentaire, c’était vraiment une atmosphère particulière.

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  1. Bonjour Paule-Elise,

    Reportage bien complet autant que bien senti. On comprend l’intérêt transfrontalier de ce parcours immersif alliant l’apport des nouvelles technologies et l’incontournable compétence de guides investis par ces sujets difficiles. Merci pour la valorisation de cette destination et le partage des bonnes adresses chaleureuses et gourmandes.
    A une autre fois j’espère. Pascale Ghislain

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  2. Un bel itinéraire autour de la mémoire partagée des deux guerres mondiales. C’est vrai, Paule-Elise, les lieux de mémoire ne laissent pas indifférents, ils incitent également à la réflexion. Amicalement.

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  3. Ce projet « Land of Memory » a l’air vraiment bien fait, surtout pour le côté transfrontalier qui lui donne tout son sens ! Bien que je ne sois pas une grande fan des lieux de mémoire, j’avoue que j’irais bien faire un tour au Schumannseck… à voir si j’arrive à caler un petit saut au Luxembourg avant mon départ du Grand Est !!

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    1. Je trouve que les lieux de mémoire dans la forêt ont une autre dimension que les musées, c’est une approche vraiment différente, et quand on en a marre de penser à l’histoire, on peut regarder les arbres, la nature, et se sentir mieux. Je valide complètement une excursion luxembourgeoise avant ton grand départ dans le sud !

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  4. « les lieux liés aux troupes allemandes ont été très longtemps délaissés. La mémoire de l’ennemi, en effet, représente un genre de tabou. » (citation de votre texte)
    En effet, cela n’a pu vous échapper. C’est une sorte de blocage a dépasser !
    Dès lors je vous conseille pour vous imprégner davantage du sujet de visionner la série « Heimat » de Edgar Reitz 1986 ( qui se passe dans notre Grande Région) et éventuellement « c’est arrivé au coin de la rue » de Christa Pfafferott 2022, hors de la région qui nous occupe mais décrit bien le ressenti des citoyens sur les événements de guerre qu’il ont vécus ou dont ils ont reçu le récit de témoins des événements … (les deux reportages ont été diffusés sur ARTE)
    BAV.

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