Expo « Vest Pocket Memories », le making-of

Et voilà ! Notre exposition « Vest Pocket Memories » a ouvert le 8 février au centre d’histoire du Mémorial Notre-Dame-de-Lorette, près de Lens. C’est l’aboutissement d’un travail photographique entamé au printemps 2016, lorsque nous avons commencé à voyager sur les lieux de mémoire de la Grande Guerre, en pleine période du Centenaire. Trois ans à photographier le monde d’aujourd’hui avec un appareil photo datant de la Grande Guerre. Et un an de préparation pour aboutir à cette exposition.

On avait envie de partager avec vous la genèse de ce projet. Comment, d’une envie très expérimentale, on arrive à un projet d’exposition ? Comment ça se passe, d’ailleurs, une exposition vécue de l’intérieur ? Bienvenue dans les coulisses de « Vest Pocket Memories ».

Vous voulez découvrir « Vest Pocket Memories » depuis chez vous ? Rendez-vous sur la version virtuelle de l’exposition ! C’est presque comme si vous y étiez !

Janvier 2019

C’est le moment des bonnes résolutions. Sur notre liste, entre « Réparer le plan de travail de la cuisine » et « Se mettre à Pinterest », il y a : « Essayer de faire quelque chose de nos photos prises au Vest Pocket. » Cela fait depuis le printemps 2016 que nous prenons des photos avec ce petit appareil fabriqué autour de 1915. Le Kodak Vest Pocket a connu un immense succès entre 1913 et 1937, devenant un appareil prisé des amateurs et des familles. Il reste notamment connu comme le « Kodak du soldat », car de nombreux combattants de la Première Guerre le prenaient avec eux sur le front.

Nous emmenons le nôtre sur les lieux de mémoire et nous photographions à l’ancienne, sur des pellicules 127. Grâce à cette expérience, nous avons retrouvé le plaisir d’attendre de découvrir les images et le Vest Pocket nous surprend à chaque fois ! De francs ratés en réussites relatives, nous tombons sous le charme des photos atemporelles qui sortent de ce petit boitier.

Après deux ans et demi à tâtonner et expérimenter, nous avons un stock d’environ 150 photos qui commence à être intéressant. Nous en publions certaines sur le blog, nous avons animé des ateliers à Soissons et une conférence au salon Paris Photo avec d’autres complices passionnés, nous avons projeté une sélection de ces photos lors d’une soirée arty à Paris… Et si nous allions plus loin ? Et si nous faisions… une exposition ? L’idée nous trotte dans la tête.

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Séance photo au lever du soleil à la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette

Il se trouve que grâce à nos escapades mémorielles, nous commençons à avoir quelques contacts ici et là. Le premier endroit auquel nous pensons, c’est le centre d’histoire du Mémorial 14-18 de Notre-Dame-de-Lorette. Un bâtiment composé de cubes noirs, comme autant de chambres noires, avec une vue imprenable sur les terrils qui bordent Lens. Un endroit qui nous a émues à chaque fois que nous y sommes allées. Un endroit où l’histoire est si forte. Et surtout, une énergie et une créativité qui nous parlent tellement.

A Lens, il y a Florence. Cette femme est un concentré d’enthousiasme et son sourire vous fait aimer toute une région en un instant. Florence, qui travaille à l’Office du tourisme de Lens-Liévin, nous a écrit après avoir lu notre article « Une nuit avec 40 000 fantômes » pour nous proposer de le publier dans le magazine du territoire, Le sens de l’essentiel. Puis nous avons eu la chance de la rencontrer IRL lors du blogtrip #EnFranceALens. Alors c’est à elle que nous avons envoyé en premier notre petit media kit d’avant-projet bricolé sur Canva. Florence l’a aussitôt transmis à sa collègue Tiphaine, chargée de programmation au Mémorial de Notre-Dame-de-Lorette. Elles nous ont dit oui dans les 24 heures qui ont suivi. Tout a été si fluide, si évident. Leur confiance nous a boostées. Une belle année de travail commençait.

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Avec Florence devant le centre d’histoire

Juin 2019

Après plusieurs échanges de mails, nous décidons avec Tiphaine, qui est désormais notre interlocutrice, d’organiser l’exposition au printemps 2020. Cela nous laisse du temps. Nous avons envie de revenir photographier Lens et ses environs au Vest Pocket pour donner une dimension locale à l’exposition. Ici, les habitants sont très attachés à leur région, et nous les comprenons. Nous souhaitons leur offrir notre vision de lieux qu’ils connaissent bien. Un week-end de juin, nous voilà de retour sous les cieux lensois pour une première rencontre avec Tiphaine dans le bel espace de coworking du nouvel office du tourisme. Sommes-nous nerveuses ? Pensez-vous !

A la base, nous voulions venir en van, mais nous avons dû changer nos plans au dernier moment, car je ne pouvais pas conduire à cause d’une vilaine tendinite et de soucis de dos. Nous partons en train et dormirons dans un hôtel quatre étoiles à côté du Louvre Lens au lieu de dormir sur le parking d’une nécropole… Ce n’est pas si mal ! Le rendez-vous avec Tiphaine s’est super bien passé. Le courant passe et c’est le plus important pour nous. Nous nous sentons soutenues, encouragées.

En fait, c’est l’une des meilleures sensations depuis que nous avons commencé à faire le blog : de trouver ses pairs, sa communauté, de sentir un soutien pour des passions qui pourraient n’être que des bizarreries. Les blogueurs sont souvent des autodidactes et nous appartenons à cette famille-là. Toutes les rencontres que nous faisons depuis le début de ce projet un peu fou nous motivent tellement.

A défaut de pouvoir vadrouiller dans les environs, nous faisons une bonne session photo dans le centre de Lens sur l’architecture Art déco. Nous avons pris des pellicules couleur et le résultat est sympa, très vintage. Le Vest Pocket s’est laissé domestiquer peu à peu, mais il conserve un aspect magique. Nous avons pris quelques habitudes pour atténuer ses défauts, comme d’entortiller un morceau de collant en nylon autour du soufflet en cuir qui laisse filtrer un peu trop de lumière. Nous évitons aussi les photos en intérieur ou avec une faible luminosité. Mais malgré toutes ces précautions, il n’en fait toujours qu’à sa tête.

Septembre 2019

Les vacances sont passées par là. Je peux conduire à nouveau et nous retournons à Lens finir cette session photo. Nous retrouvons Tiphaine et ses collègues Mathilde et Virginie au Mémorial. La salle où nous allons exposer est vide cette fois-ci. Nous y avons vu auparavant deux très belles expositions auxquelles nous sommes fières de succéder : « Tableaux fantômes » et « Wool war one ». La salle nue nous impressionne. Les murs d’un noir d’encre nous attendent. Il va falloir assurer.

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D’une expo à l’autre : notre soldat de laine de l’exposition Wool war one, de Délit Maille, avec le Vest Pocket

Heureusement, on peut toujours compter sur les nordistes pour se détendre ! Un bon apéro bière-fromage plus tard, la pression est retombée. Nous sommes au taquet le lendemain pour une journée photo sur les sites de mémoire, en commençant par un lever de soleil sur la colline de Notre-Dame-de-Lorette, où nous avons dormi une nouvelle fois en compagnie de nos chers fantômes. Le temps est au beau fixe et Mathilde nous a conseillé plusieurs endroits dans les environs, dont la nécropole allemande de Maison-Blanche et le cimetière d’Ayette. Ces sites ne cessent de nous toucher et de nous faire réfléchir. Nous terminons la journée dans la Somme voisine pour photographier le caribou du mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel.

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Séance photo dans la Somme

La Somme, c’est là où tout a commencé en 2016. C’est là où nous avons eu la chance de rencontrer notre sujet, à un moment où nous ne nous y attendions pas particulièrement. Avant, nous avions toutes les deux l’envie et le goût de créer, mais de manière très diffuse. L’une a fait arts appliqués et l’Ecole du Louvre, elle fréquente des œuvres d’art tous les jours. L’autre a grandi dans une famille d’artistes, mais n’a pas osé se lancer à 20 ans, pour plein de raisons.

Selon l’envie du moment, on dessine, on fait de l’aquarelle, on écrit, on compose des morceaux électro-bruitistes. Ça part dans tous les sens, les débuts d’histoire, les séries photos, les bribes de poèmes, les croquis, les lubies. Mais il nous manque un sujet. Et c’est la grande chance que nous avons eue ce jour d’avril 2016 dans la Somme : de rencontrer notre sujet. La mémoire, les lieux blessés, mais aussi la résilience.

Novembre 2019

Nous sommes à Sète pour une semaine de semi-vacances. Le compte à rebours est lancé : l’exposition ouvre le 8 février. Les échanges de mail avec Tiphaine vont bon train. Tiphaine, elle sait tout faire et c’est un plaisir de travailler avec elle. Elle est pêchue, efficace, toujours partante. Ultra pro et ultra sympa. Il faut préparer les supports de communication, les textes de l’exposition, décider du calendrier de la programmation, lancer les tirages photos. La sélection est arrêtée et validée : il y aura 30 tirages (20 en noir et blanc et 10 en couleurs) et une projection, avec un ancrage à la fois local et européen. Un bon panorama des voyages que nous avons faits ces trois dernières années, des Ardennes à Vienne, de la Slovénie à la Flandre. L’exposition évoquera les lieux de mémoire, mais aussi l’architecture de la reconstruction et la manière dont la nature a repris ses droits.

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Ça bosse dur !

Comme les images peuvent être parfois déroutantes, il nous parait indispensable de les accompagner de textes. D’où cette semaine de semi-vacances : nous nous sommes fixé une deadline mi-novembre pour finaliser les textes de l’expo. A Sète, nous alternons donc les demi-journées d’écriture et les balades en bord de mer (et les bonnes bouffes bien arrosées). Ça marche bien. Pour chaque texte, nous nous replongeons dans nos souvenirs, mais aussi dans les faits historiques. C’est prenant, car nous cherchons à trouver le bon équilibre entre la narration et l’Histoire, tout en essayant de rester concises. Pendant ce temps, les articles de blog prennent du retard, le plan de travail de la cuisine n’est toujours pas réparé et nous ne sommes toujours pas sur Pinterest. C’est parfois frustrant, mais c’est pour la bonne cause.

Les vacances passent vite à ce rythme. Ça demande de l’endurance, un projet comme ça, mais le fait d’être deux est incontestablement un atout. Quand l’une fatigue, l’autre prend le relai naturellement. Quand l’une doute, l’autre y croit. De toute façon, nous n’aurions jamais fait un tel projet séparément. Cette expo est vraiment le résultat de nos envies et de nos passions communes.

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C’est pendant nos virées en van que nous avons pris la plupart des photos de l’exposition.

Décembre 2019

C’est la grève à Paris. Notre ligne de métro est totalement bloquée pendant 5 semaines. Deux vendredi d’affilée, nous faisons le trajet tant bien que mal, à pied et en tram, jusqu’à Montmartre, où se trouve le laboratoire qui réalise les tirages de l’exposition.

Le vendredi, je ne travaille plus. Depuis avril dernier, je suis passée aux 4/5 et c’est la meilleure décision professionnelle que j’ai prise. Il n’y a pas de mystère, si on veut qu’un projet comme ça voie le jour, il faut du temps. Du temps pour écrire et pour créer, mais aussi pour cultiver une forme de disponibilité et de réceptivité qui favorisent l’inspiration. Ce n’est pas un choix évident, les gens tiquent un peu quand vous dites que vous êtes aux 4/5 alors que vous n’avez pas d’enfant. Il faut aussi que l’équation soit jouable financièrement. Mais j’en tire tellement d’autres bénéfices. L’objectif pour 2020 est d’ailleurs qu’Hélène puisse elle aussi se mettre aux 4/5 pour qu’on se lance dans encore plus de projets fous !

Maintenant, le projet est entre de très bonnes mains. C’est vraiment stimulant de voir d’autres personnes se l’approprier. D’un côté, il y a l’équipe du Mémorial. Tiphaine nous envoie des propositions de scénographie, les visuels de communication et des idées pour la programmation d’événements qui accompagnera l’exposition. Nous commençons à visualiser le rendu final.

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La belle équipe du Mémorial 14-18 Notre-Dame de Lorette

De l’autre côté, il y a l’équipe du laboratoire Dupon Phidap. C’est un endroit-clé depuis que nous avons commencé à travailler avec le Vest Pocket, car c’est là que nous faisons développer et scanner toutes nos photos prises avec cet appareil. Ni l’une ni l’autre n’avons la compétence pour le faire nous-mêmes et il nous a semblé franchement préférable de confier cette mission à des professionnels.

Je me souviens de la première fois où j’ai monté les escaliers de ce bel immeuble du 18ème arrondissement entièrement dédié à la photographie. Toute timide, j’ai vu des noms prestigieux sur les colis qui attendaient leur livraison dans l’escalier : des maisons de mode, des grands magasins… Je pensais qu’ils allaient nous rire au nez, avez nos petites pellicules et nos photos floues ! Mais nous avons été tellement bien accueillies à chaque fois.

Les gens qui travaillent là sont des passionnés, et ils comprennent notre passion. Alors que nous traversons Paris à pied pour valider les tirages de l’exposition, les doutes m’assaillent. Après tout, nous n’avons jamais vraiment vu ce que les photos donnaient sur le papier. Et si c’était complètement foiré ? Je suis toute fébrile lorsque les techniciens étalent les tirages un à un sur une grande table. Le résultat est superbe. Ils ont tout compris au projet et ont vraiment su mettre en valeur ce que nous voulions exprimer. L’un d’eux, Thomas, nous dit avec enthousiasme : « On dirait des pellicules retrouvées dans l’armoire d’une grand-mère ! ». La formule est parfaite. Oui, on fait de la photo de grand-mère, c’est tout à fait ça !!

Janvier 2020

A un mois de l’ouverture de l’exposition, on nage dans l’excitation et l’impatience. C’est difficile de penser à autre chose et en même temps tout est sur les rails, il n’y a plus grand-chose à faire. Alors on se met à réfléchir à des tas de choses.

Moi, je pense à mes parents. (Attention, séquence émotion). Je vous ai déjà raconté comment ils m’avaient transmis leur passion du voyage dans l’article « Le voyage, une histoire de famille. » Ils m’ont aussi transmis leur amour de l’art, de l’histoire, des images, de l’écriture. Mon père était documentariste, ma mère historienne de l’art. Ils sont décédés tous les deux, et en préparant cette exposition, j’ai réalisé tout ce que je leur devais. Ils avaient toujours un projet ou une lubie en cours, que ce soit les civilisations précolombiennes ou l’art abstrait polonais. Ils étaient toujours en train d’écrire, que ce soit un synopsis ou un article. Ils étaient des artistes, flamboyants et fragiles, tellement intelligents, souvent insolents. Et moi, j’espère juste être digne d’eux.

C’est certain, ils me manqueront le 8 février, le jour de notre vernissage. J’aurais tellement aimé qu’ils puissent voir notre travail. Je penserai fort à eux. Mais comme de nombreuses personnes qui ont été confrontées à des deuils précoces, j’ai aussi un rapport très fort au présent. Je le savoure intensément et je sais que le 8 février, je profiterai pleinement de la présence de ceux qui seront là.  (Vous pouvez ranger les mouchoirs).

A côté de ça, il y a aussi beaucoup de joie et d’excitation. Et des doutes. Et un trac grandissant. Et encore de la joie. De l’impatience aussi. Bref, c’est l’ascenseur émotionnel. Nous essayons de réguler tout ça à coups de balades avec le chien, câlins avec le chat, séances de sport et soirées Netflix. Il est temps que ça commence !

Février 2020

Nous sommes dans les starting-blocks. Fébriles comme c’est pas permis. Les jours avant le départ passent à une lenteur insupportable.

Le 5 février, action ! Nous récupérons un Kangoo et allons chercher les photos au labo. Une fois la grande caisse dans le coffre, nous prenons enfin la direction du nord. On la fait cette expo, ou bien ? Je conduis hyper prudemment, ma mission est que les photos arrivent à destination en bon état. Ensuite, je penserai à respirer. Nous embarquons avec nous la petite Vita, la chienne qu’on a adoptée en novembre. Il faut qu’elle commence à s’habituer aux virées et aux aventures ! Elle est partante, mais malade en voiture, la pauvre…

Nous arrivons sans encombre au centre d’histoire. Quel plaisir de revenir à Notre-Dame-de-Lorette et de voir les terrils au loin. On se sent comme à la maison. Nous ferons le montage de l’exposition avec Tiphaine, bien sûr, Lazare, installateur de choc venu spécialement de Calais et Eva, qui est en service civique au Mémorial. Dès que la caisse est sortie du Kangoo, je souffle un bon coup. Mission accomplie.

Mais je vois Hélène et Tiphaine commencer à déballer direct. Il est 13h30. Avec Lazare, on se regarde : « Mais euh, un petit café d’abord ? » Trop tard, elles sont lancées. Inarrêtables. Virginie, qui est médiatrice et community manager du Mémorial, nous apporte un plateau de café et de brioche directement dans la salle d’exposition pendant que nous commençons à ouvrir la caisse.

J’avoue, ce moment-là est magique. Lazare, Eva et Hélène déballent précautionneusement les photos une à une pendant que je les pose au sol dans l’ordre d’exposition. C’est la première fois que nous voyons toutes les photos encadrées. Tiphaine a préparé les panneaux de texte qui les accompagneront. Les pièces s’emboitent, le puzzle s’assemble. L’émotion monte. 

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Pendant trois jours, je découvre l’ambiance minutieuse et concentrée d’un montage d’expo. Lazare calcule les espacements entre les cadres et entre les panneaux, aidé de son niveau laser. On met les cadres à quelle hauteur ? On commence à quelle distance du mur ? Quel espace on prévoit entre les photos et les textes ? Il faut être super précis, évidemment, pour que le rendu soit beau et harmonieux. Hélène est dans son élément puisqu’elle a une formation de régisseure et qu’elle a commencé comme ça dans le métier.

Nous découvrons ainsi de nouvelles facettes l’une de l’autre ! Alors qu’Hélène est la plus bordélique la moins ordonnée des deux à la maison, je la vois hyper minutieuse et soigneuse sur le montage. Le soir, je lui dis : « Alors comme ça, ça fait dix ans que tu me caches qu’en fait tu as l’esprit pratique ? Dis donc, t’as intérêt à t’occuper du plan de travail de la cuisine en rentrant ! »

Inversement, Hélène pensait que je serai plus concentrée et patiente, vu que c’est moi la plus maniaque la plus ordonnée à la maison. Mais en fait, je ne suis pas très patiente et je préfère laisser à ceux qui savent les tâches vraiment minutieuses. Et puis chacun son job, il faut aussi prendre des photos et poster sur les réseaux sociaux !

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Ce qui est sympa, c’est que Mathilde, Virginie et Florence viennent sur le montage faire un coucou, voir où ça en est. Elles sont notre premier public et leurs réactions positives nous rassurent. (Sans parler du fait qu’elles nous nourrissent régulièrement. Nous gardons le souvenir ému d’un goûter totalement décadent dans la salle de pause du Mémorial).

Il y a aussi deux journalistes qui passent nous interviewer, l’une de la Voix du Nord, l’autre de France Bleu Nord. C’est un bon exercice, de présenter le projet à des personnes qui ne le connaissent pas du tout. Si vous nous connaissez dans la vraie vie, vous aurez sans doute remarqué que parler n’est pas vraiment un problème pour nous ^^. Dans tous les cas, le fait d’être deux aide aussi beaucoup. A nouveau, les réactions sont positives, curieuses. Les gens qui ont bien connu l’argentique peuvent tout à fait se relier à notre projet. Quant aux plus jeunes, espérons qu’ils seront au moins intrigués par la démarche.

Après deux jours et demi bien remplis, l’exposition est prête. Les photos et les textes ressortent sur ce beau mur noir, qui fait un écrin parfait. Nous y avons mis tout notre cœur, tout notre amour des lieux de mémoire, de la photographie et des voyages.

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Le 8 février, jour de vernissage, restera comme un grand moment de joie. La joie de partager notre projet. La joie d’être entourées de celles qui l’ont porté avec nous et de ceux qui sont venus exprès jusqu’ici (spéciale dédicace pour la team des blogueuses #EnFranceAussi !!). La joie de célébrer tout ça autour de bières et de frites à la Loco, en face de la gare de Lens, dans cette convivialité qu’on aime tellement. Et la joie pour Hélène de faire des câlins à absolument tout le monde, mais comme on dit : ce qui se passe à Lens reste à Lens.

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Avec les copines blogueuses… cœur cœur les filles ! (Photo courtesy of monsieur Lykorne)

Après cette année intense, nous ne sommes toujours pas sur Pinterest et nous n’avons toujours pas réparé le plan de travail de la cuisine. Mais nous avons fait notre première exposition… et nous n’avons pas envie de nous arrêter là.

Flyer expo page par page3

Nous remercions encore chaleureusement le Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette et l’Office de tourisme de Lens-Liévin, qui ont produit l’exposition.

L’exposition « Vest Pocket Memories » devait durer jusqu’au 17 mai. Elle est actuellement en confinement, mais elle sera prolongée.

Suivez la page Facebook du Mémorial pour plus d’informations sur le report des événements et le calendrier.

A lire aussi :

A voir : Le tuto ultime « Utiliser un Vest Pocket »


24 réflexions sur “Expo « Vest Pocket Memories », le making-of

  1. Voilà je vous ai épinglé dans mon Pinterest c’est déjà un beau début non ?

    Votre exposition est le résultat d’une belle aventure humaine, et cela s’est très bien ressenti lors de l’inauguration.
    Un beau projet réussit haut la main avec plein d’amour et de flamants roses partout … ❤

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    1. Haha génial pour Pinterest, on peut faire ça par procuration alors 😂
      Merci encore d’être venue à l’inauguration et d’avoir coordonné le blogtrip, ça nous a fait tellement plaisir !

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  2. Félicitations pour ce beau projet ! Je trouve le concept original. Je suis un fervent défenseur de la photographie à l’ancienne. L’idée de faire parler l’histoire de notre région avec un médium datant de la Grande Guerre est formidable. Je suis touché. J’ai beaucoup apprécié votre enthousiasme dans la création de cette expo. Une belle histoire de femmes autour d’un vrai sujet. Je ne manquerai pas de venir à votre rencontre en mars ou avril. Amicalement.

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  3. Félicitations pour votre exposition. Un travail de longue haleine qui se concrétise. Ces photos sont un plus dans ce beau témoignage. C’est trop loin pour moi sinon je serais venue la voire. Bravo encore et bonne continuation.

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  4. Toutes mes félicitations pour ce superbe projet qui a vu le jour. Vous devez être tellement fières de la concrétisation. J’admire l’originalité du projet, votre point de vue. C’est une super idée. Je ne pense pas que j’aurais l’occasion d’aller dans le nord d’ici mai pour voir votre expo en personne mais vous avez tout mon soutien à distance et je sais que vous avez été bien entourées de la communauté En France Aussi. Encore félicitations.

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    1. Merci beaucoup Estelle ❤ Évidemment, nous sommes très heureuses du résultat, mais le fait de sentir le soutien des copains et en particulier des copines #EnFranceAussi est tout aussi précieux. A bientôt j’espère !

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  5. Félicitations ! J’ai fait une expo en septembre dernier, avec plus de 40 photographes et c’était déjà une super expérience, alors là faire juste à 2 dans un lieu qui t’invite, ça doit être encore plus impressionnant et génial ! 🙂

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  6. Je suis profondément touchée par votre sincérité, votre authenticité, votre passion, votre talent. Bravo pour ce magnifique projet, vraiment. Je suis heureuse pour vous !!

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  7. Je ne verrai très probablement pas votre expo mais je suis tellement heureuse de ce projet que vous avez porté magistralement et de toutes les belles rencontres qui lui ont donné vie ! S’il y a une chose que j’ai apprise ces dernières années, c’est que derrière un artiste se cache toujours un tissu de belles rencontres, et vous en êtes la preuve vivante ! Je suis sûre que tes parents éprouvent une fierté infinie à voir ce résultat fabuleux. Et puis les brides de poèmes, les aquarelles à moitié finies, les projets épars et variés, c’est aussi de la créativité (comme ça vous dessinez ? Comment ça je ne le savais pas ??). Bravo à toutes les deux !
    Ps je croise les doigts pour les 4/5 d’Hélène cette année !

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    1. Merci beaucoup pour ces gentils mots ❤ C’est une belle étape pour nous, quelque chose qui nous a encore plus rapprochées. Et comme tu le dis, les rencontres nous ont vraiment nourries aussi.
      Alors oui Hélène dessine un peu. J’aime bien ses aquarelles, mais elle fonctionne par périodes ! C’est pour ça qu’il lui faut son 4/5. Là elle est bloquée depuis des mois par une paperasserie à la con, mais dès que c’est débloqué on y va !!

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