Les grands espaces #2 : tout en bleu

Hello à tous !

Je continue sur ma lancée de posts colorés. Cela me fait du bien de me plonger dans ces souvenirs des grands espaces alors que nous sommes confinées chez nous, et j’espère que cela vous réconfortera aussi.

La semaine dernière, nous étions dans le vert. Cette semaine, j’ai eu envie de mer, d’iode, d’océan, de vagues. La mer apporte avec elle tant de sensations bienfaisantes : l’air salé qui pique les narines, la force du courant qui nous porte, les reflets aveuglants du soleil qui nous forcent à plisser les yeux. Alors que notre horizon sensoriel est très limité en ce moment, je vous invite à un plongeon dans le bleu.

Je partage donc avec vous ma collection d’azur, de turquoise et d’écume, au Portugal, en Indonésie et en France… ainsi que quelques anecdotes du temps où nous avons essayé d’être des surfeuses !

Consolação, Portugal

Rien que le nom, Consolação, guérit de tout. C’est un petit village balnéaire à proximité de Peniche, un port de pêche à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Comment nous sommes-nous retrouvées là ? Hélène avait l’habitude d’acheter « Surfer’s Journal » régulièrement, comme certains achètent des magazines de voyage ou de déco. Pour s’évader du quotidien, pour rêver. C’est un beau magazine, avec des photos magnifiques et des histoires de pionniers épris de liberté et de découverte.

Or j’ai un problème : je ne comprends pas qu’une personne se contente de rêver. Si on me dit : « Oh j’adorerais apprendre le russe », ma première réaction sera : « Mais pourquoi tu ne le fais pas ? ». (Et ma deuxième réaction sera de faire des recherches pour trouver des cours de russe pour cette personne.) Je suis un peu dingue, je sais.

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La plage de Supertubos, où se déroulent des compétitions internationales de surf

Au bout d’un moment, j’ai donc dit à Hélène : « Mais tu n’as pas envie d’essayer le surf ? Genre pour de vrai ? » Je partageais cette fascination pour la coolitude du surf et les cheveux au vent. Et j’ai toujours beaucoup aimé la mer. Ce qui devait arriver arriva, et je finis par faire des recherches pour des vacances surf. Ces recherches nous menèrent à Consolação.

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La plage de Baleal

Consolação a été notre coin de paradis trois années de suite. Nous sommes tombées en amour du Portugal, du galão (un grand café au lait), de la côte atlantique préservée, des plats de poisson servis avec frites ET riz, de l’eau froide et tonique qui nous bousculait, nous lessivait l’esprit.

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La côte atlantique portugaise alterne entre plages immenses et falaises

En y allant hors saison, nous avons passé du temps avec ces surfeurs à l’année, qui vivent de van, de vagues et d’eau fraiche. On a tous en tête l’image du surfeur qui a deux de tension. Mais si vous passez la journée dans les vagues, vous aurez forcément cet air très lointain, épuisé et relaxé à la fois. Et d’après notre très modeste expérience, le surf demande une persévérance, une force et une patience incroyables.

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Un galão, la mer, le bonheur

Quant à nos prouesses de surfeuses… je vous laisse juger sur pièce : l’élégance de la posture, la souplesse, l’aisance, tout est là !!

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Après une semaine de laborieux essais… elles se lèvent enfin !
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Pas très douées, mais très fières !

Si vous cherchez une bonne école de surf au Portugal, nous vous recommandons vraiment Tribo do mar à Consolação. Cela fait quelques années que nous y sommes allées, mais l’école existe encore et David, le fondateur, est à la fois super sympa et très pro. Il vous donnera d’excellents conseils pour découvrir la région (et les meilleurs adresses pour manger des coquillages et du poulpe frais).

Selong Belanak, Lombok, Indonésie

C’est la plage de carte postale, la plage de rêve. Elle se trouve sur la côte sud de l’île de Lombok, voisine de Bali. Une côte encore très préservée, à la vie rurale, où l’on se déplace en scooter en faisant attention aux troupeaux de buffles sur la route.

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Le troupeau de buffles passait sur la plage chaque jour à heure fixe

J’ai fait plusieurs voyages en Asie du sud-est dans ma lointaine jeunesse, attirée comme beaucoup par un exotisme un peu naïf et par la possibilité de voyager longtemps pour pas très cher. L’Indonésie a été un vrai coup de cœur, à la fois pour sa nature variée et incroyable et parce qu’on peut papoter très facilement avec les gens. (Si vous êtes un voyageur introverti, évitez à tout prix ce pays).

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Vagues le matin, calme plat l’après-midi

En 2015 (je n’étais déjà plus si jeune), nous sommes allées voir une amie à Singapour et nous avons prolongé le voyage par deux semaines à Lombok. Pourquoi Lombok ? J’avais déjà bien exploré Bali et Hélène, avec son snobisme habituel, préférait une destination moins prisée. Et comme nous étions des surfeuses émérites grâce à nos sessions raides et douloureuses au Portugal, nous avions envie de surfer en Indonésie.

Car l’Indonésie, archipel volcanique immense, est aussi un mythe du surf et on y trouve des vagues de renommée mondiale. Ce n’est bien sûr pas là que nous sommes allées, mais il y a de bons spots de débutants, comme la plage de Selong Belanak, qui est à une demi-heure de scooter du village de Kuta.

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On peut tout trouver sur place : une planche, un prof, un bon repas et des parasols pour se protéger du soleil qui tape très fort. Ça se passe à l’indonésienne, c’est informel et détendu, sans prise de tête. On a fait quelques matinées de surf super agréables à cet endroit où de petites vagues régulières cassent sur le sable.  C’était parfait comme ça et nous avons vécu notre rêve de surfer en Indonésie !

Côte atlantique, France

La France n’est pas en reste si l’on veut surfer dans du beau bleu. Nous avons surfé à Soulac, dans le Médoc, mais c’était en plein été et la mer était très plate, même pour nous. (Les vagues sont meilleures en automne, en hiver ou au printemps).

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Bodyboard à Soulac

Aux Sables-d’Olonne, nous avons loué des planches pour batifoler sur la plage. On peut surfer en pleine ville, c’est très facile d’accès. Par contre, j’ai surfé avec la clé de la voiture, ce qui n’était pas du tout une bonne idée !! Impossible d’ouvrir la voiture après. Nous avons dû appeler la dépanneuse, laisser la voiture sur place, rentrer en train et revenir la chercher la semaine d’après ! C’était néanmoins une bonne aventure, qui nous a permis d’aller dans ce très joli coin deux fois au lieu d’une. Mais notez bien qu’il vaut quand même mieux éviter de surfer avec sa clé.

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A côté des Sables d’Olonne

Et bien sûr, il y a la Bretagne, une terre que nous aimons toutes les deux. Hélène a une partie de sa famille dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine. Je la surnomme d’ailleurs parfois « petite femme en granit », eu égard à ce tempérament fort têtu des Bretons ! Quant à moi, j’ai passé beaucoup d’étés dans le Finistère quand j’étais petite, car mes grands-parents louaient une maison à Douarnenez chaque année.

Nous avons surfé une fois sur la Côte sauvage dans le Morbihan. Laissez-moi vous dire qu’il faut être motivé pour se mettre à l’eau le matin au mois de mai quand il y a du vent ! Mais les sensations sont extraordinaires, on est complètement régénéré après ça (même si on se fait humilier par des enfants de dix ans qui surfent là tous les week-ends).

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La côte sauvage au-dessus de Quiberon

Un des spots mythiques de la Bretagne, c’est la pointe de la Torche dans le Finistère. Complètement hors niveau pour nous, mais l’endroit est sublime. C’est très impressionnant de regarder les surfeurs, les vrais, se jeter dans ces vagues généreuses et tumultueuses et devenir des petits points dans l’écume. A défaut d’avoir persévéré moi-même, je pourrai contempler les surfeurs pendant des heures.

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La pointe de la Torche

Il faut se rendre à l’évidence : Hélène a peur dès qu’elle n’a pas pied et elle est trop myope pour voir les vagues arriver. Moi je n’ai aucune force dans les bras et j’ai un don pour me prendre des gadins spectaculaires. Si nous aimons barboter au bord de l’eau, nous ne serons jamais de vraies surfeuses intrépides. Ce n’est pas grave. J’ai appris que finalement, c’est bien de rêver aussi.

Et vous, où avez-vous vu les plus belles teintes de bleu ? Avez-vous déjà essayé le surf ou d’autres sports de vague ?

Si vous voulez encore plus de bleu, rendez-vous pour une balade en voilier à Sète sur notre autre blog. A lire aussi : ce superbe article sur les vagues géantes de Nazaré, au Portugal, sur le blog Itinera Magica .

 


9 réflexions sur “Les grands espaces #2 : tout en bleu

  1. J’adore tes posts chromatiques ! Celui là respire le soleil et l’écume, cet immense bonheur des plages grandes ouvertes où l’été s’épanouit… la mer me manque ! Merci pour cette bouffée d’air marin et pour le gentil clin d’œil à mes monstres portugais :-))

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