Le van pour les nuls

Si quelqu’un m’avait dit, il y a quelques années : « A 35 ans, t’auras un van et un chien », j’aurais rigolé. Mais la vie est pleine de surprises. De bonnes surprises ! Du coup, je me dis que si cette personne sommeille en vous aussi, mais que vous n’osez pas vous lancer, on va vous donner quelques conseils. Parce que si je peux le faire, vous pouvez le faire aussi.

On a regroupé ici les questions fréquentes que les gens nous posent. Mais si vous en avez d’autres, laissez-nous un petit commentaire, on essaiera de vous répondre ! La première version de ce post date de 2017, mais on l’a réactualisée en 2022 en incluant un comparatif entre fourgon aménagé et Berlingo aménagé, puisque nous avons opté pour cette dernière option depuis un an.

Quel modèle choisir ? Van ? Fourgon ou camionnette aménagé ? Camping-car ?  

Le van type Combi Volkswagen, c’est le truc qui fait rêver tout le monde, qui donne envie de mettre The Mamas and the Papas à fond et d’aller surfer direct. Sa hauteur est réduite, ce qui a deux avantages : pouvoir se faufiler dans n’importe quel parking même en bord de mer, et payer comme une voiture au péage. Souvent, le van a un toit amovible où on peut aménager un couchage, ce qui est super pratique pour les enfants par exemple.

On a des amis qui ont un Combi VW. C’est un modèle très demandé et il faut parfois le faire venir d’Allemagne ou des Etats-Unis. Et comme tout le monde le veut, il coûte cher. Pourtant, il y a des tas d’autres modèles sympas, certes moins sexy mais qui font très bien leur office de van.

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Le fourgon aménagé, techniquement, c’est plus ou moins ce qu’on a. Une base d’utilitaire, de taille et hauteur variées, avec un intérieur aménagé. Le nôtre, un Mercedes Sprinter, est aménagé d’origine par une marque italienne avec un joli nom, La Strada. Du coup, c’est hyper fonctionnel. Pour une taille réduite, on a un confort maximum (table, banquettes convertibles en lit, plaques de cuisson au gaz, circuit d’eau, frigo, toilettes chimiques, une débauche de luxe !).

Pourquoi choisir un fourgon aménagé ?

On a fait ce choix parce qu’on n’est pas vraiment des bricoleuses (euphémisme), qu’on n’a plus vingt ans (re-euphémisme) et qu’on voulait des trucs de bourgeoises, comme des grandes fenêtres. Notre modèle est plus haut qu’un van, ce qui fait qu’on peut tenir debout à l’intérieur. C’est appréciable à la longue quand on y passe du temps et qu’il ne fait pas toujours beau. Les inconvénients principaux sont qu’on paie plus cher au péage et qu’on ne peut pas rentrer dans certains parkings avec la méchante barre à 2 mètres.

Vous pouvez trouver plein de fourgons d’occasion aménagés ou à aménager vous-mêmes, c’est l’option la moins chère. Si vous aimez bricoler, vous trouverez de nombreux tutos en ligne pour avoir un intérieur des plus instagrammables ! Niveau budget, les prix commencent autour de 4 000 € pour un fourgon spartiate avec une couchette à l’arrière, quelques rangements et un petit hublot sur le toit, par exemple. Nous avons payé le nôtre 9 000 €, avec tous les aménagements d’origine et très bien entretenu.

Après cinq saisons d’aventures en tous genres avec le van, de la Côte d’Opale à la Slovénie en passant par l’Aubrac, nous avons décidé de changer de monture. Pourquoi ce choix ? Etant la seule conductrice, je trouvais que le van était peu maniable et assez contraignant à conduire (pas de direction assistée, tout ça…). Entretemps, nous avions aussi vendu notre Clio et nous voulions donc avoir un seul véhicule qui soit plus polyvalent. C’est comme ça que, depuis un an, nous avons opté pour un Berlingo aménagé. Et après un premier été, nous sommes convaincues !

Pourquoi choisir un Berlingo (ou un Kangoo) aménagé ?

Déjà, la conduite n’a rien à voir entre un van de 1992 et un Berlingo de 2015. Le Berlingo est évidemment plus maniable et j’apprécie aussi qu’il soit beaucoup moins polluant (et oui, les trucs vintage c’est sympa, mais pas toujours très écolo…). Ça nous ouvre des possibilités, par exemple pour aller plus en montagne.

Comme on n’a toujours pas appris à bricoler, on a choisi de faire installer une Campin’box, un concept très sympa trouvé en cherchant sur Internet. (Je précise que ce n’est pas du tout un article sponsorisé, mais ça fait plaisir de partager une bonne adresse d’un artisan basé en France). L’idée, c’est d’avoir un coffre en bois amovible à l’arrière du véhicule, avec des rangements, une plaque de cuisson, un réservoir d’eau et un couchage dépliable. Quand on n’est pas en mode camping, ça prend juste la place du coffre (et on peut l’enlever si besoin).

Pour dormir, il y a un système très astucieux avec un sommier pliable et un matelas en mousse, qui fait un lit deux places dans l’habitacle. Moi, j’ai trouvé ça super confortable et cosy. Hélène a trouvé qu’on manquait un peu de place une fois le lit déplié. Chacune son ressenti ! Après, le système est vraiment bien conçu et il reste de la place pour ranger les affaires sous le sommier.

Pour plus de confort, on a pris en complément une tente-salon, histoire de pouvoir laisser un peu de bazar trainer et pour pouvoir s’abriter en cas de pluie sans être trop à l’étroit. C’est un bon système quand on veut rester quelques jours au même endroit.

Niveau budget, le Berlingo d’occasion nous a coûté 7 000 €, auxquels il faut ajouter 2 800 € pour la box (avec les occultants). Un budget équivalent à celui du fourgon, deux options avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

Pourquoi choisir un camping-car ?

C’est une option qu’on n’a pas encore essayée, donc on n’a pas de conseils particuliers, mais on voulait quand même en parler rapidement.

Le camping-car, vous voyez tous ce que c’est, c’est plus gros, plus confortable, c’est une vraie maison avec des roues. C’est marrant parce que si on dit « van » ou « camping-car », on a une perception vraiment différente : le van c’est cool, le camping-car c’est beauf. Pourtant c’est exactement pareil, ça répond aux mêmes envies de liberté, d’indépendance, de découverte et souvent le soir on dort aux mêmes endroits. C’est juste une question de taille et de niveau de confort.

Bien sûr, le confort coûte cher et le prix des camping-cars neufs peut aller jusqu’à 100 000€ ! Moi, j’ai ce rêve de louer un camping-car un jour pour partir plusieurs mois dans les pays scandinaves… Je pense que pour un voyage de longue durée, c’est une option intéressante.

Et si jamais vous hésitez avant d’acheter, il existe des sites ou des apps de location entre particuliers, par exemple Wikicampers ou Yescapa. Ça peut être une bonne option si vous voulez tenter le coup une fois ou essayer différents modèles.

La vanlife au quotidien

  • Où dormir ? Au début, on croit que c’est compliqué, mais en fait non. Légalement, on peut se garer n’importe où tant qu’on n’a que 4 points d’appui au sol (les roues) et qu’on ne sort pas son petit bazar en pleine rue. Un peu de discrétion, et tout va bien. Il est même possible de stationner la nuit dans une rue en pleine ville, en étant discret. On l’a fait quelques fois, ça dépanne.
  • On peut dormir dans des emplacements en pleine nature, en se fiant à l’intuition ou à la présence d’autres copains. Il y a bien sûr aussi les aires de camping-car, qui sont en général payantes mais qui offrent quelques équipements, notamment pour les vidanges d’eau. Et pour nous, tous les trois jours, un petit tour au camping s’impose pour prendre une vraie douche !
  • Bref, il faut faire au feeling, vous poser là où vous vous sentez à l’aise. En dehors des zones ou des périodes très touristiques, on ne craint pas grand-chose à s’installer où on a envie.
  • Et les vanlifers d’aujourd’hui ne seraient rien sans l’appli Park4night, qui recense plein de spots où dormir proches de là où vous êtes.
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Quel budget pour un voyage en van ?

Il y a évidemment le carburant, qui dépend de la distance que vous parcourez. Un van ou un CC consomment plus qu’une voiture, donc c’est une partie conséquente du budget. Pour des raisons économiques et écologiques, on a souvent choisi ces dernières années de se poser à un endroit et de rayonner dans un petit kilométrage plutôt que de faire de trop longues distances.

Pour dormir, on dépense entre 0 et 20 € la nuit pour nous deux, un chien et un véhicule. On a une préférence pour les petits campings municipaux, qui sont souvent très calmes, proches de la nature et correctement équipés et entretenus. Ils coûtent autour de 8-12 € la nuit, dans des zones qui ne sont pas très touristiques. Sur les aires de camping-car, prévoyez de la monnaie pour payer aux bornes automatiques et pour les équipements (pièces de 2€ très utiles).

Voyager en van avec un chien

C’est évidemment un grand avantage des voyages en van, ou en fourgon, ou en camping-car : pouvoir amener son chien avec soi pour profiter de vacances en plein air. Ruby puis maintenant Vita adorent cette façon de voyager. Les chiens aiment passer du temps avec leurs maitres.ses et ce type de vacances le permet pleinement.

Pour le couchage, cela dépend évidemment de la taille de votre molosse ! Vita se faufile entre nous dans le Berlingo tandis que Ruby dormait sur un siège avant du fourgon. Comme on vit en appartement toute l’année, ça nous fait plaisir de partager avec nos bestioles cette possibilité de passer beaucoup de temps dehors pendant l’été.

(Pour la petite histoire, on a essayé d’emmener notre chat en van au début, mais elle a détesté ça ! Certains chats aiment pourtant, mais j’imagine qu’il faut les habituer jeunes…)

Quoi d’autre ?

  • On recommande l’assurance zéro kilomètre si le modèle est un peu vieux et a du mal à démarrer…
  • L’hivernage : un fourgon ou un CC ne sert généralement pas toute l’année. Il faut donc trouver un endroit où le garer pendant qu’on ne l’utilise pas. Assurez-vous bien des règles de stationnement locales. Un dernier conseil pour cette période : laissez quelques aérations ouvertes pendant l’hivernage pour éviter les moisissures à l’intérieur.

Voilà pour l’essentiel ! La vanlife, quel que soit votre véhicule, vous apportera beaucoup de liberté, et elle se pratique de plein de manières différentes. N’hésitez pas si vous avez d’autres questions avant de vous lancer ! Et surtout, bonne route…


2 réflexions sur “Le van pour les nuls

  1. A notre retour sur Paris après un séjour affreux (6 mois) dans cette vilaine ville du sud qui ne voulait pas de nous, je me souviens avoir dit à Jmarc « J’te préviens, je ne reste pas chez ces cons! C’est Paris ou rien! Sinon on se barre en camping car… » Résultat des courses, nous somme revenus chez les Parigots, mais l’idée de me balader en van et faire de la route me séduit toujours. Merci pour vos bons conseils mes dames.

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