Les grandes eaux de Budapest

Pendant mon Blitztrip, j’ai passé deux jours à Budapest et je vous le dis tout de suite, ces deux jours ont été placés sous le signe de l’eau. Ville connue pour ses bains, Budapest ne s’est livrée à moi que sous une pluie ininterrompue, une vraie pluie qui mouille et qui a bien contrecarré mes plans. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai bravé (autant que possible) cette météo détestable pour explorer les lieux de culture et de mémoire de Pest. Quant à savoir si c’est une bonne idée de faire du tourisme de mémoire seule sous un ciel gris et les pieds détrempés… réponse à la fin de l’article !

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Le grand Danube gris

Un bain de culture

Budapest est composée de deux parties séparées par le Danube : Buda et… réfléchissez bien… Pest ! Je suis restée à Pest les deux jours, car les sites que je voulais voir y étaient concentrés.

Même si j’étais frustrée de ne pas pouvoir arpenter les avenues élégantes et les rues populaires de Pest et de ne pas avoir de bonnes conditions pour les photographier, j’ai au moins eu un aperçu de l’architecture de cette partie de la ville, qui m’a beaucoup plu. J’ai trouvé une sorte d’élégance surannée dans les façades aux larges porches, parfois ornées de colonnes ou d’autres détails cossus, d’Andrassy Ut, l’une des artères principales de Pest. J’ai aimé aussi le quartier d’Erzsébetváros, avec ses magasins juifs, ses cafés végétariens et son côté alternatif. Mais quand on est trempé dès qu’on a passé dix minutes dehors, il faut trouver à s’abriter et à s’occuper !

Que faire à Pest sous la pluie ? Je vous raconte tout ça.

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Cette photo a été prise en plein jour et j’ai poussé la luminosité à fond !!

La maison de la photographie hongroise

Quand il pleut, mon premier réflexe est de chercher des musées à proximité. J’ai commencé par la Maison de la photographie hongroise, qui est installée dans l’ancien studio d’un photographe de l’empire austro-hongrois. Le bâtiment, construit en 1893-1894, a survécu aux vicissitudes du 20ème siècle et il a gardé son charme Belle Epoque. L’endroit mérite vraiment une visite en soi.

La Hongrie a donné naissance à quelques grands photographes du 20ème siècle, tels que Robert Capa, Brassaï, André Kertész ou encore Eva Besnyő. Histoire mouvementée oblige, ils ont tous vécu une grande partie de leur vie en exil et ont souvent fini par adopter une autre nationalité. Pourtant, la Hongrie ne leur en tient pas rigueur et leur rend régulièrement hommage.

L’exposition que j’ai vue était consacrée à l’un d’entre eux, László Moholy-Nagy. J’aime beaucoup cet artiste, dont la vie est à l’image de la première moitié du vingtième siècle – tourmentée. Son nom reste principalement lié au Bauhaus, cette école allemande qui s’est développée dans l’entre-deux-guerres et qui a promu le rapprochement des arts plastiques, de l’artisanat et de l’industrie, dans un style très moderniste. Moholy-Nagy a vécu en Allemagne de 1920 à 1935, mais il a dû quitter le pays après l’arrivée au pouvoir des nazis, qui n’aimaient pas trop les étrangers (ils n’aimaient pas grand monde, il faut dire). Moholy-Nagy vit deux ans à Londres avant de partir pour Chicago, où il meurt en 1946 après avoir enseigné dans plusieurs écoles d’art et de design.

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Comme photographe, Moholy-Nagy a fait beaucoup de photogrammes, ces impressions directes d’objets sur le papier. L’exposition était très chouette, mais pas très grande, et même en trainant loooongtemps devant chaque image, en admiiiiirant le studio reconstitué au dernier étage du musée et en feuilleeeeetant des catalogues à la librairie, il me restait encore plein de temps devant moi quand j’ai eu terminé ma visite… et il pleuvait toujours…

Alors j’ai pris le plus mignon métro du monde, la ligne M1, avec ses wagons vintage, jusqu’à la place des Héros.

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La place des Héros

De ce que j’ai vu, la Hongrie maitrise la sculpture virilo-patriotique. Il n’y a qu’à se balader autour du Parlement pour s’en rendre compte. Non loin des héros magyars, vous trouverez même une statue grandeur nature de Ronald Reagan, ce qui est franchement insolite et effrayant.

La place des Héros, qui porte bien son nom, est composée de deux arcs de statues à la gloire de la nation hongroise. Elle m’intéressait, car elle a été le point de départ d’une grande manifestation en 1920 contre le traité de Trianon. Si ce traité ne vous dit rien, c’est normal. Il faisait partie des nombreux traités qui ont été signés à l’issue de la Première Guerre et qui ont remodelé les frontières de l’Europe. Le traité de Trianon, spécifique à la Hongrie, ampute cette dernière des deux tiers de son territoire. Autant dire qu’il reste comme un souvenir pas hyper agréable pour les Hongrois, encore de nos jours.

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Mais il y avait un rassemblement pacifiste au pied du monument…

En effet, le souvenir de Trianon est régulièrement invoqué par Viktor Orban et son parti, le Fidesz, dans leur rhétorique nationaliste. La Hongrie trahie et humiliée de 1920 est devenue un leitmotiv populiste, à tel point qu’une série télé a récemment été consacrée au traité de Trianon, ainsi qu’un opéra rock joué sur cette même Place des Héros.

Et pour finir ce petit focus historico-politique, je peux vous dire qu’il était impossible de passer à côté des affiches électorales du Fidesz en cette période de campagne pour les Européennes… il y en avait tous les dix mètres environ. Par contre, même en cherchant bien, je n’ai vu aucune, mais alors aucune, affiche d’un quelconque autre parti. Ça fait un peu froid dans le dos.

Le Musée des Beaux-Arts

Voilà, j’ai pris mes photos de la place des Héros, mes pieds marinent dans mes chaussettes humides et la pluie ne s’arrête jamais, je fais quoi maintenant ? Le Musée des Beaux-Arts se trouve juste là, je m’y engouffre immédiatement. Là encore, je prends mon temps, traine à la cafétéria pour déjeuner et déambule dans les galeries. Je ne dirai pas que c’est un endroit incontournable, mais c’était très bien pour un dimanche sous la pluie. C’était l’occasion de découvrir un peu d’art hongrois et j’ai bien aimé la « Old Hungarian Collection », avec ses belles sculptures religieuses en bois et ses portraits de mecs barbus un peu austères qui pourraient être des personnages de « Game of Thrones ». Je me dis d’ailleurs que la langue hongroise, avec ses Gellert et ses Sandor, a clairement inspiré certains auteurs de fantasy !

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Les bains

Après un bon tour au musée, il est 17 heures et je n’ai pas envie de rentrer tout de suite à l’auberge de jeunesse. Quitte à être trempée, autant aller aux bains ! Ça tombe bien, les Bains Széchenyi sont juste à côté du musée des Beaux-Arts. Le lieu est superbe avec son architecture Belle époque meringuée, mais croyez bien que je n’étais pas la seule à avoir eu cette idée en ce dimanche de long week-end du mois de mai. Le monde entier, et notamment des bandes de mecs ou de meufs cuvant leur enterrement de vie de garçon ou de jeune fille de la veille, marine dans ces bassins d’eau tiède. J’étais impressionnée par le nombre de bassins, de bains à remous, d’eaux froides, tièdes et chaudes, et de saunas. C’est immense ! Par contre, si je reviens, j’essaierai vraiment de trouver un créneau avec un peu moins de monde.

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Budapest et la mémoire juive

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, vous pouvez toujours compter sur moi pour visiter quelques lieux de mémoire. A Budapest, je me suis particulièrement intéressée à la mémoire de la communauté juive et à son histoire pendant la Seconde Guerre mondiale. Attention, émotion au rendez-vous.

J’ai commencé mon séjour à Budapest en allant voir le beau Danube, qui était plutôt gris, et le fameux Parlement néogothique. Juste devant le Parlement, au bord du fleuve, se trouve l’un des mémoriaux de la Shoah les plus connus et les plus poignants. Les « Chaussures au bord du Danube » rendent hommage aux Juifs assassinés par les miliciens des Croix fléchées, qui forçaient leurs victimes à se déchausser sur la rive avant de les exécuter. Je crois que c’est vraiment l’un des mémoriaux les plus émouvants que j’ai jamais vus.

Une soixantaine de chaussures en métal attend là, pointes tournées vers le fleuve, comme si leurs propriétaires avaient été exécutés la veille. Le fait de choisir un objet de la vie quotidienne comme les chaussures donne une force incroyable à ce lieu. Chacun peut comprendre et s’identifier. Dans les chaussures, des pèlerins ont allumé des petites bougies ou déposé des cailloux (dans la religion juive, on dépose des cailloux sur les tombes, et non des fleurs). Ces petites flammes vacillant sous la pluie et refusant de s’éteindre… je ne peux pas trouver de plus belle image pour honorer la mémoire de ceux qui ont été massacrés ici en 1944 et 1945.

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La Grande Synagogue

La Grande Synagogue de Budapest est la plus grande d’Europe et c’est une visite passionnante que je vous recommande vraiment. A la fois lieu de mémoire, lieu de culte et un lieu de vie communautaire, elle est ouverte au public et j’étais heureuse d’y voir beaucoup de monde. Tout est très bien organisé : des visites guidées commencent toutes les 30 minutes, et ce dans plusieurs langues (la visite guidée est incluse dans le prix du billet). C’est une occasion à ne pas manquer d’entrer dans une synagogue et d’en savoir plus sur l’histoire de la communauté juive hongroise.

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Dès 1920, le régent conservateur et autoritaire Miklós Horthy, un mec pas très sympa, promulgue des lois qui limitent les droits civiques des Juifs. La Hongrie s’allie au régime nazi à la fin des années 1930, Hitler ayant promis à Horthy de lui rendre certains territoires perdus lors du traité de Trianon (encore lui). En dépit des restrictions et des persécutions dont les Juifs hongrois sont victimes dès le début de la Seconde Guerre mondiale, aucun d’entre eux ne sera livré aux nazis jusqu’en 1944.

20190506_124605.jpgA cette date, Horthy commence à retourner sa veste et se dit que finalement ça serait bien de négocier un armistice séparé, vu que ça a l’air mal barré pour les Allemands. Ni une ni deux, les nazis envahissent le pays et Eichmann vient lui-même superviser la déportation des Juifs, avec l’aide de la milice des Croix-fléchées et de la police hongroise. C’est un déchainement de violence inouï : en huit semaines, 424 000 Juifs sont déportés à Auschwitz et plusieurs milliers sont assassinés et noyés dans le Danube. Au total, 564 500 Juifs hongrois sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

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Dans l’enceinte de la Grande Synagogue de Budapest, où il pleut toujours, je regarde les tombes et les arbres qui poussent à proximité. Un groupe de parapluies colorés se masse autour du mémorial en hommage à Raoul Wallenberg, diplomate suédois qui sauva près de 100 000 Juifs hongrois pendant la Guerre. Cet endroit me fait prendre conscience d’un vide terrible. Je me dis que nous, Européens, nous sommes amputés collectivement d’une part de notre histoire et de notre culture, d’une part de nous-mêmes. Je me dis que les descendants de ceux qui ont été assassinés nous manquent, et qu’ils devraient être là aujourd’hui parmi nous. En retenant mes larmes, je ne peux m’empêcher de demander pardon en silence.

Si vous aimez les bonnes histoires de fantômes, les atmosphères mélancoliques et les destins tragiques, je vous conseille le roman « Rue Katalin » de Magda Szabó. Je vous avoue que je ne connaissais pas d’auteur hongrois avant de partir. J’ai donc fureté à la Fnac et suis tombée sur cette écrivaine reconnue, dont le roman « La Porte » a obtenu de nombreux prix. Mais la thématique de « Rue Katalin » m’attirait plus, donc c’est celui-ci que j’ai choisi.

9782253070238-001-TL’intrigue se déroule à Budapest de 1934 à 1968 autour de trois familles liées par des faits tragiques qui se sont déroulés dans la sombre période de 1944. En fait, les événements historiques sont présents, mais relégués au second plan. L’auteure met l’accent sur les conséquences de ces événements sur la vie des gens, et notamment sur la vie des femmes.

On y voit, tout en nuance, comment le destin des personnages est bouleversé, d’abord pendant la guerre puis sous le communisme. Le développement de l’intrigue n’est jamais simpliste et montre toute la complexité d’époques qu’il nous est difficile aujourd’hui d’imaginer. J’ai bien aimé aussi l’ajout de séquences un peu « réalisme magique » qui apportent beaucoup d’émotion à l’histoire. Je ne vais pas vous dire que ce livre vous donnera une patate d’enfer, mais je l’ai trouvé très beau et touchant. Il colle bien avec l’état d’esprit dans lequel je me trouvais à Budapest.  

Crise de la quarantaine à Budapest

Ce n’est pas facile de garder le moral seule sous la pluie pendant deux jours, surtout quand on visite des lieux de mémoire. D’ailleurs je n’ai pas vraiment réussi, mais par contre je peux vous raconter comment j’ai fait une mid-life crisis à Budapest, ce qui devrait au moins vous remonter le moral après l’évocation de ces lieux bouleversants.

Il faut dire que je vais avoir 40 ans l’année prochaine (vous n’avez pas fini d’en entendre parler) et que du coup j’ai envie de faire des trucs comme si j’avais 20 ans. Tels que : traverser l’Europe avec un pass Interrail, mais aussi dormir dans une auberge de jeunesse en dortoir ou visiter un ruin bar.

Dormir en dortoir, ça peut bien se passer, mais là c’était vraiment une petite chambre avec deux lits superposés Ikéa et aucun moyen de s’isoler un minimum. J’avais choisi cette option en me disant que ça me ferait du bien d’être avec du monde après avoir passé trois jours avec Hélène à Vienne. Je pensais que j’aurais un peu le cafard de me retrouver seule (#femmeindépendante), et ça a bien été le cas. Mais je n’ai pas vraiment trouvé de réconfort du fait d’être avec mes semblables, car je n’ai pas accroché plus que ça avec d’autres voyageurs dans l’auberge de jeunesse. Il y avait soit des jeunes filles réservées, soit des Coréennes vraiment trop expansives.

Et je vous confie un secret : je sais que je ronfle fort (#femmesexy) et, ayant peur d’empêcher tout le monde de dormir, j’ai mal dormi. Bref, ça n’a pas été une réussite, si ce n’est que l’immeuble était plein de charme, avec ses coursives intérieures et son grand porche décati. Ça ressemblait un peu à un décor de film d’espionnage, on imagine tout à fait une course poursuite à la Jason Bourne dans ce genre d’endroit.

Quant au ruin bar, il faut peut-être que je vous explique déjà le principe. A la base, ce sont des bars alternatifs qui se sont installés dans des immeubles abandonnés sous le communisme. Plutôt sympa, me direz-vous, sauf que c’est devenu l’une des attractions touristiques principales de Budapest. L’un des plus connus se trouvait dans le quartier Erzsébetváros dont j’ai déjà parlé et où je logeais, alors je me suis dit : « Allez Paulette, faut pas mourir idiote. Et puis t’es encore jeune ou bien ? »

20190505_200141.jpgDonc j’entre au Szimpla Kert, il pleut toujours, et une odeur bien connue me saisit les narines. Vous savez, ce doux parfum de bière incrustée solidement dans le sol, les murs et le plafond, doublé à des effluves de sueur et de tabac froid ? L’odeur des bars étudiants, quoi. La déco, quant à elle, est un bric à brac d’objets vaguement peace and love, le genre de trucs kitsch qu’on trouve à Camden Market à Londres ou dans les coffee shops d’Amsterdam. Des escaliers montent vers des salles en mezzanine, les murs sont couverts de gentils graffitis, une cour se trouve au centre du bar. Et surtout, il n’y a que des touristes.

Jeune ou pas jeune, je n’ai jamais été friande de cette ambiance-là. Alors je ressors sous la pluie et trouve juste à côté une allée de food trucks qui fera mon bonheur de vieille trentenaire. Voilà, c’était mon expérience de 5 minutes au ruin bar !

A défaut d’être follement amusants, ces deux jours à Budapest m’ont permis de découvrir une ville qui a beaucoup à offrir et dont j’espère qu’elle me laissera, une prochaine fois, l’admirer avec un petit rayon de soleil.

 

Locomotive

Cet article fait partie de la série Blitztrip : 15 jours en train pour retomber en amour de l’Europe.


21 réflexions sur “Les grandes eaux de Budapest

  1. Merci pour ce partage ! Nous avons eu la chance de visiter Budapest sous un temps beaucoup moins humide mais je retrouve certaines des émotions que j’ai ressenties, notamment au bord du Danube… Par contre, nous n’avons pas réussi à visiter la grande synagogue, les deux fois où nous y sommes passés, elle était exceptionnellement fermée.
    Nous avions choisi de faire les bains Gellert, la prochaine fois, nous irons aux Széchenyi !
    Bref, ton article vient de nous faire dire « et si on retournait à Budapest bientôt ! »

    Aimé par 1 personne

  2. Mince, si aller dormir dans un dortoir témoigne de ta crise de la quarantaine, le fait que je n’aie jamais cessé d’aller dans des dortoirs ne peut vouloir dire qu’une chose… je suis restée coincée à mes 20 ans ?! 😀
    Quel dommage que tu n’aies pas eu de chance avec la pluie, même si tu as réussi à faire une belle visite. Je suis même étonnée que tu ne sois pas allée plus souvent aux bains ! Lors de mon escapade de 4 jours il y a quelques années, j’y étais allée… trois fois malgré le temps radieux (une fois aux bains Gellert, deux fois à Széchenyi) (#passionbains)

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    1. Haha, mais oui, les dortoirs sont une vraie cure de jouvence ! Quant aux bains, j’étais déjà assez mouillée comme ça ! C’est plus agréable quand il fait sec dehors, en tout cas c’est ce que Budapest m’aura appris 😅

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  3. J’adooooore Budapest ! 🙂
    Je suis déjà contente d’en revoir des images et puis je n’ai pas fait les musées que tu cites, donc c’est aussi une découverte.
    Tu as bien aimé la ligne 1 du métro, mais par contre, ne la prends pas l’été, c’est une véritable étuve ! 😀
    J’ai croisé également la statue de Reagan, ça m’a fait un peu bizarre aussi ! J’ai testé les bains Széchenyi, il y avait moins de monde que toi on dirait, c’est tellement agréable et décontractant ! Il y a aussi des hammams et des bains froids.
    J’ai visité la synagogue, un bâtiment sublime, et évidemment chargé d’une histoire très dure. Je suis d’autant plus triste quand je vois le tournant extrême-droite qu’est en train de prendre le pays …

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    1. Moi aussi j’ai vraiment aimé cette ville, mais avec un peu de frustration quand même à cause de la pluie… tant mieux, ça me donne envie d’y retourner (même si en effet leur paysage politique n’est pas hyper sympathique…)

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    1. Mais non, tu es… vénérable 😅 En vrai, ça a l’air chouette la quarantaine, c’est juste que j’ai l’impression que quand on passe une dizaine, on se pose mille questions sur sa vie. Allez, je suis sûre que ça t’a fait ça aussi ! Et blague à part, Budapest te plairait je crois !

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  4. Ton texte m’a beaucoup touchée. Ce que tu écris :

    « Cet endroit me fait prendre conscience d’un vide terrible. Je me dis que nous, Européens, nous sommes amputés collectivement d’une part de notre histoire et de notre culture, d’une part de nous-mêmes. Je me dis que les descendants de ceux qui ont été assassinés nous manquent, et qu’ils devraient être là aujourd’hui parmi nous. En retenant mes larmes, je ne peux m’empêcher de demander pardon en silence.« 

    C’est exactement ce que je ressens chaque fois que je suis en Europe centrale. Au delà, bien sûr, de l’évident drame humain insoutenable, nous avons tué notre matrice culturelle commune, notre Mitteleuropa, en tuant les juifs d’Europe…

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    1. Oui vraiment. Je sais que tu es très attachée à cette ère géographique que je découvrais pour ma part pour la première fois, et c’était important pour moi de partager cette émotion très forte, très particulière, que j’ai ressentie là toute seule les pieds mouillés à la synagogue de Budapest…

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  5. Je ne suis jamais allé à Budapest même si ça me tente depuis longtemps, je sais l’histoire de cette ville assez tourmentée ce qui me donne encore plus envie de la découvrir. La synagogue a l’air vraiment superbe, et les chaussures sur les quais sont encore plus marquantes qu’une stèle. Ca me donne envie d’aller passer un grand weekend à Budapest du coup 🙂

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  6. Bonjour à vous ! Il n’est pas coutume de voir un blog sur les voyages et l’histoire.
    Ça fait du bien !
    Merci pour ce joli article et ces beaux endroits à visiter 🙂
    J’irai peut-être 🙂

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